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Contentieux informatique · Litiges commerciaux · Paris et toute la France

Avocat en contentieux informatique et commercial

Projet informatique qui n’aboutit pas, données perdues, prestataire qui se retire, loyers réclamés pour une solution qui ne fonctionne pas : le litige se joue d’abord sur la preuve. Le cabinet relie le contrat, la chronologie et les faits techniques pour choisir l’issue adaptée — négociation, expertise, mesure urgente ou procès.

Faire le point sur le litigeVoir les voies possibles ↓

Clients comme prestataires · en demande comme en défense

Votre situation

Quelle difficulté rencontrez-vous ?

Trois moments où le cabinet est le plus souvent sollicité.

01

Le projet ne fonctionne pas

  • Retards et anomalies qui persistent
  • Solution livrée non conforme à ce qui était attendu
  • Migration ou intégration qui échoue, données perdues
  • Factures contestées, prestataire mis en cause
02

La relation avec le prestataire se rompt

  • Résiliation annoncée ou déjà notifiée
  • Données non restituées, changement de prestataire bloqué
  • Reproches croisés sur la collaboration de chacun
03

Le litige est engagé

  • Mise en demeure reçue ou envoyée
  • Assignation, y compris en référé (procédure d’urgence)
  • Expertise demandée ou déjà ordonnée

Premiers réflexes

Les décisions à prendre sans attendre

Les premiers jours déterminent ce qui pourra être démontré ensuite. Trois gestes précèdent toute prise de position écrite.

Une mise en demeure envoyée trop tôt ou une rupture mal préparée peut fragiliser la preuve et la continuité du service.
Préserver
  • Contrats, annexes et versions successives
  • Tickets, journaux et échanges, exportés dans un format exploitable
  • Anomalies documentées sans modifier l’environnement
Vérifier
  • Accès détenus par chaque partie
  • État réel des sauvegardes
  • Sommes payées et sommes réclamées
  • Clauses de préavis, de résiliation et de réversibilité
Décider
  • Risque d’interruption du service
  • Délais qui peuvent fermer une action
  • Moment et forme du premier écrit

Ce qui distingue le cabinet

Le contrat dit ce qui était dû. Les journaux, les tickets et les sauvegardes disent ce qui s’est réellement passé.

Le cabinet fait travailler ensemble avocats et consultant technique pour lire les deux.

Voir comment ils interviennent ↓
Me Alexandre Lazarègue
Me Lazarègue
Avocat
Me Amir Ben Majed
Me Ben Majed
Avocat
Khalid Sookia
Khalid Sookia
Consultant technique en cybersécurité

Construction du dossier

Ce qu’il faut établir avant d’agir

Un litige informatique ne se résume pas à savoir qui a tort. Chaque reproche doit être relié à un engagement, à un fait constaté, à une preuve et à une conséquence.

C’est l’objet de la matrice du litige, souvent le premier document utile.

EngagementFait constatéPreuve disponibleConséquence
Date de livraisonRetard ou livraison incomplèteContrat, planning et ticketsExécution, rupture ou indemnisation
Obligation de sauvegardeDonnées non récupérablesJournaux, rapports et tests de restaurationResponsabilité et coût de reconstitution
Critères de recetteAnomalies ou réservesCahier des charges, procès-verbal et échangesConformité ou contestation de la recette
Exemple 1 / 3
EngagementDate de livraison
Fait constatéRetard ou livraison incomplète
PreuveContrat, planning et tickets
ConséquenceExécution, rupture ou indemnisation
Exemple 2 / 3
EngagementObligation de sauvegarde
Fait constatéDonnées non récupérables
PreuveJournaux, rapports et tests de restauration
ConséquenceResponsabilité et coût de reconstitution
Exemple 3 / 3
EngagementCritères de recette
Fait constatéAnomalies ou réserves
PreuveCahier des charges, procès-verbal et échanges
ConséquenceConformité ou contestation de la recette

La recette est l’opération par laquelle le client vérifie et accepte la solution livrée, le plus souvent par un procès-verbal, avec ou sans réserves.

Champ d’intervention

Les principaux contentieux informatiques

Six familles de litiges traitées par le cabinet.

01

Intégration, migration et recette

Retards, dérive du périmètre, anomalies bloquantes, recette refusée ou contestée, migration de données incomplète. Le débat porte sur le contenu réel des engagements, le partage des tâches et la collaboration du client.

02

SaaS, infogérance, maintenance et support

Indisponibilités, niveaux de service non tenus, délais de correction, hausses tarifaires, suspension pour impayés. Les engagements de service sont confrontés aux mesures réellement relevées.

03

Perte de données, sauvegardes et cybersécurité

Données non restituables, sauvegardes jamais testées, incident imputé à la configuration ou à l’administration du système. Les obligations de sécurité sont rapprochées des interventions et des constats techniques.

04

Rupture, résiliation et réversibilité

Préavis, rupture jugée fautive, continuité du service pendant la transition, restitution des données et de la documentation. Le transfert vers un autre prestataire est souvent l’enjeu le plus urgent.

05

Code, développements et propriété intellectuelle

À qui appartiennent les développements, remise des sources et de la documentation, licences libres, réutilisation contestée. Ces questions décident de la capacité à poursuivre l’exploitation après la rupture.

06

Financements, contrats liés et impayés

Lorsque la solution est financée par un contrat de location distinct, les deux contrats peuvent être liés : si la prestation tombe, le financement peut tomber avec elle. La défense est alors conduite dans chacune des procédures.

01

Intégration, migration et recette

Retards, dérive du périmètre, anomalies bloquantes, recette refusée ou contestée, migration de données incomplète. Le débat porte sur le contenu réel des engagements, le partage des tâches et la collaboration du client.

02

SaaS, infogérance, maintenance et support

Indisponibilités, niveaux de service non tenus, délais de correction, hausses tarifaires, suspension pour impayés. Les engagements de service sont confrontés aux mesures réellement relevées.

03

Perte de données, sauvegardes et cybersécurité

Données non restituables, sauvegardes jamais testées, incident imputé à la configuration ou à l’administration du système. Les obligations de sécurité sont rapprochées des interventions et des constats techniques.

04

Rupture, résiliation et réversibilité

Préavis, rupture jugée fautive, continuité du service pendant la transition, restitution des données et de la documentation. Le transfert vers un autre prestataire est souvent l’enjeu le plus urgent.

05

Code, développements et propriété intellectuelle

À qui appartiennent les développements, remise des sources et de la documentation, licences libres, réutilisation contestée. Ces questions décident de la capacité à poursuivre l’exploitation après la rupture.

06

Financements, contrats liés et impayés

Lorsque la solution est financée par un contrat de location distinct, les deux contrats peuvent être liés : si la prestation tombe, le financement peut tomber avec elle. La défense est alors conduite dans chacune des procédures.

Voies possibles

Négocier, faire exécuter, organiser la sortie ou saisir le juge

La procédure n’est pas une fin : elle sert un objectif économique — remettre le projet en marche, récupérer des données, limiter une perte ou obtenir une indemnisation.

La mise en demeure n’est jamais une réponse automatique.

Voie 01 / 04Négocier
Remettre le projet sur les rails

Corrections, nouveau calendrier, gouvernance renforcée, remises, échéancier et protocole formalisant les engagements de chacun.

En clair

Un protocole transactionnel fixe par écrit les engagements de chacun et clôt le différend sur les points qu’il règle.

Voie 02 / 04Faire exécuter
Obtenir ce qui était dû

Correction des anomalies, livraison, récupération des données, réversibilité ou remise de documents.

En clair

Le juge peut ordonner de livrer, de corriger ou de restituer, plutôt que de condamner seulement à payer.

Voie 03 / 04Organiser la sortie
Changer de prestataire sans perdre le service

Mise en demeure, résiliation, continuité du service, transition vers une autre solution et conséquences financières.

En clair

Sortir d’un contrat se prépare : une rupture mal conduite peut être reprochée à celui qui l’engage.

Voie 04 / 04Saisir le juge
Faire trancher le différend

Référé, mesure de preuve avant tout procès, expertise judiciaire ou procédure au fond, en demande comme en défense.

En clair

Des preuves peuvent être obtenues ou conservées par décision du juge avant même d’engager le procès.

Mesure d’instruction

Préparer et conduire une expertise judiciaire informatique

C’est à ce stade que l’association d’avocats et d’un consultant technique prend tout son sens.

  1. 1

    La mission

    L’expert ne constate que ce que sa mission lui demande d’examiner. Sa rédaction se discute, et s’étend si nécessaire.

  2. 2

    Préserver et préparer

    Environnements, journaux et configurations sont figés dès l’annonce de la mesure. Chaque réunion se prépare avec les pièces et les questions utiles.

  3. 3

    Les dires

    Les observations écrites adressées à l’expert, préparées avec le consultant technique, rattachent chaque constat au contrat.

  4. 4

    Le rapport

    Le rapport est ensuite lu en juriste : ce qu’il établit, ce qu’il écarte, ce qu’il laisse ouvert.

Faire le point sur une expertise en cours

Cas clients

Deux exemples parmi les dossiers du cabinet

Deux dossiers en cours, présentés de manière anonyme.

Cas client 01Procédures en cours

Infogérance et financements interdépendants

L’enjeu

Les loyers continuaient d’être réclamés pour une installation contestée.

Situation

L’installation et l’exploitation de l’informatique de l’entreprise étaient confiées à un prestataire et financées par des contrats de location auprès de plusieurs organismes.

Difficulté

Prestations, recette et financements devaient être examinés ensemble.

Intervention

Chronologie reconstituée, engagements confrontés aux prestations réalisées, défense organisée dans chacune des procédures.

État

Procédures en cours devant le tribunal de commerce.

Cas client 02Expertise en cours

Cyberattaque et responsabilité du prestataire

L’enjeu

Déterminer si l’intrusion engage la responsabilité du prestataire chargé de sécuriser le système.

Situation

Après une intrusion, l’entreprise met en cause la sécurisation et l’administration de son système d’information.

Difficulté

Rapprocher le déroulement de l’attaque des configurations, des accès et des interventions réalisées.

Intervention

Expertise conduite avec un conseil technique ; observations rattachant chaque constat aux obligations du contrat.

État

Opérations d’expertise en cours.

Dossiers anonymisés — procédures en cours.

Déroulement

Comment commence l’intervention ?

Il n’est pas nécessaire de réunir tous les courriels et contrats avant le premier échange. Le tri des pièces fait partie du travail.

  1. 1

    Premier échange

    Le différend, son état d’avancement et les échéances connues.

  2. 2

    Collecte ciblée

    La liste des seuls documents utiles à ce stade.

    Stratégie de conservation des preuves

  3. 3

    Analyse juridique et technique

    Chronologie, obligations de chacun, confrontation aux faits constatés.

    Chronologie documentéeMatrice du litigeNote de responsabilitésPréjudices et clauses limitatives

  4. 4

    Présentation des scénarios

    Options, risques, délais et conséquences financières de chacune.

  5. 5

    Mise en œuvre

    En négociation, en expertise ou devant le juge.

    Mise en demeureProtocole transactionnelAssignationConclusionsDemande d’expertiseDires à l’expert

Intervenants

Une analyse juridique appuyée par une compréhension technique

  • Me Alexandre Lazarègue
    Avocat

    Me Alexandre Lazarègue

    Barreau de Paris — droit du numérique et contentieux

    Définit la stratégie, organise la preuve et conduit la négociation ou la procédure.

  • Me Amir Ben Majed
    Avocat

    Me Amir Ben Majed

    Avocat partenaire au barreau d'Évry (Essonne)

    Analyse contractuelle, chronologie du projet, mises en demeure, expertises et écritures.

  • Khalid Sookia
    Consultant technique en cybersécurité

    Khalid Sookia

    Systèmes d’information et cybersécurité

    Examine journaux, configurations, sauvegardes, versions et conditions techniques de la réversibilité.

Constats techniques, obligations contractuelles et demandes présentées au juge sont construits ensemble.

Honoraires

Comment sont fixés les honoraires ?

Une première mission peut être limitée à l’analyse du dossier, des responsabilités et des options, avant toute décision d’engager une procédure.

Ce qui détermine le coût

  • Volume contractuel et documentaire
  • Complexité technique du litige
  • Urgence
  • Nombre de parties en cause
  • Existence d’une expertise
  • Juridiction saisie

Ce que fixe la convention

  • Périmètre de la mission
  • Actes ou phases couverts
  • Taux horaire ou forfait
  • Frais prévisibles
  • Intervention d’un consultant technique
  • Éventuel honoraire de résultat

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur les contentieux informatiques

Quand consulter un avocat dans un projet informatique en difficulté ?

Avant l’envoi d’une mise en demeure, avant une résiliation et avant tout écrit qui pourra vous être opposé. À ce stade, échanges, tickets et journaux existent encore, et les clauses de notification peuvent être mises en œuvre utilement. Une consultation après la rupture laisse moins de latitude.

Peut-on résilier un contrat informatique qui ne fonctionne pas ?

C’est possible, mais les conditions comptent autant que le principe. Le contrat organise le plus souvent une notification préalable, un délai de correction et des modalités de résiliation. Une rupture qui s’en écarte peut être jugée fautive et exposer son auteur. Il faut également anticiper la continuité du service et la restitution des données, faute de quoi l’entreprise se retrouve sans solution opérationnelle.

Une expertise judiciaire est-elle toujours nécessaire ?

Non. Elle s’impose lorsque les faits techniques sont réellement contestés et que le débat ne peut être tranché sur pièces. Lorsque les documents contractuels, les échanges et les journaux suffisent à établir les manquements, d’autres voies existent : constat, mesure de preuve avant tout procès, ou discussion directe sur les pièces. Son coût et sa durée se mesurent à l’enjeu.

Une recette signée empêche-t-elle toute contestation ?

Pas nécessairement. Tout dépend des termes du procès-verbal, des réserves qui y figurent, du périmètre effectivement vérifié et des obligations qui subsistent après la recette, notamment de maintenance ou de garantie. Une acceptation ne couvre pas davantage ce qui n’était pas décelable lors des tests.

Un prestataire est-il automatiquement responsable d’une perte de données ?

Non. La responsabilité suppose d’identifier une obligation précise — sauvegarde, restauration, sécurisation, administration — et de la rapprocher de ce qui a été effectivement réalisé. Le périmètre contractuel, la nature de l’obligation, les clauses limitatives et le comportement du client entrent dans la discussion. C’est la confrontation des engagements aux constatations techniques qui détermine l’issue.

Le cabinet défend-il également les prestataires informatiques ?

Oui. Éditeurs, ESN, intégrateurs, infogérants et hébergeurs sont défendus dans les mêmes conditions, sous réserve de l’absence de conflit d’intérêts. La défense d’un prestataire suppose notamment d’examiner le devoir de collaboration du client, le périmètre réel des engagements souscrits et l’imputabilité des difficultés rencontrées.

Parlons de votre situation

Faire le point sur le litige

Quelques lignes suffisent : le différend, son état d’avancement, les échéances en cours. Le cabinet vous indique ensuite les premiers documents utiles. Aucune pièce n’est nécessaire à ce stade.

Lazarègue Avocats
18 rue de Tilsitt, 75017 Paris
01 81 70 62 00
Paris · intervention partout en France

Faire le point sur le litige

Le dépôt de pièces n’est pas nécessaire pour prendre contact. Vous pourrez nous transmettre les documents utiles après un premier échange.

Indiquez notamment la nature du projet, la difficulté rencontrée et les éventuelles échéances en cours. Quelques lignes suffisent.

Audience, réunion d’expertise, fin de préavis, date limite de réponse.