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Situations

Êtes-vous concerné ?

Le règlement vise des usages précis. Chaque situation renvoie au régime applicable et à la mission correspondante.

  • 01

    Vos salariés utilisent l’IA générative, autorisée ou non

    Encadrer ce qui peut y être saisi et consulter le CSE si le travail change.

    Toute entrepriseMissions 0205

  • 02

    Un outil intervient dans le recrutement ou l’évaluation des salariés

    Contrôle humain des résultats, information des candidats et des salariés.

    Haut risqueMission 03

  • 03

    Vous vendez un produit ou un service qui intègre de l’IA

    Vous pouvez devenir « fournisseur » : documenter, informer, adapter les clauses.

    FournisseurMissions 0103

  • 04

    Un client vous demande de justifier la conformité de votre outil

    Un dossier présentable et la preuve des contrôles effectués.

    Missions 0102

  • 05

    Un algorithme décide ou pré-décide du sort de personnes

    Analyse d’impact, base légale et droits des personnes au titre du RGPD.

    Haut risque possibleMission 01

  • 06

    Un incident, un contrôle ou une réclamation est survenu

    Reconstituer les faits et préparer la réponse à l’autorité, au client ou au juge.

    Mission 04

Ce que dit le règlement

Qui doit faire quoi, et à partir de quand

La qualification dépend de trois éléments : ce que fait le système, le rôle de l’entreprise — déployeur, fournisseur, importateur ou distributeur — et les personnes concernées.

Selon le niveau de risque du système

Déjà applicable

Toute entreprise qui utilise l’IA

Le report des obligations à haut risque ne suspend ni ces obligations, ni le droit du travail, ni le RGPD, ni les engagements contractuels. Une obligation applicable sans amende immédiate reste opposable devant le juge civil ou prud’homal.

Former les équipesArt. 4 · depuis le 2 févr. 2025

Prendre des mesures pour favoriser la maîtrise de l’IA des personnes qui utilisent les systèmes, adaptées à leur rôle, et en garder la trace.

Écarter les pratiques interditesArt. 5

Vérifier qu’aucun outil utilisé ne relève des pratiques de l’article 5.

Informer quand c’est requisArt. 50

Signaler l’agent conversationnel à ses interlocuteurs ; signaler les contenus hypertruqués diffusés.

Encadrer les usages internesRGPD · droit des contrats

Données personnelles, secrets d’affaires, propriété des contenus produits : règles écrites, charte d’usage.

Associer les représentants du personnelCode du travail

Informer et consulter le CSE lorsque l’outil modifie les conditions de travail.

Tenir l’inventaire des outilsMesure recommandée

Recenser les systèmes utilisés, leur fournisseur et leur usage. Mesure recommandée : sans lui, aucune qualification n’est possible.

Applicable depuis le 2 février 2025

Les cas qui relèvent de ce niveau
  • Notation sociale des personnes
  • Manipulation ou exploitation des vulnérabilités (âge, handicap, situation sociale)
  • Reconnaissance des émotions sur le lieu de travail ou dans l’enseignement, sauf raisons médicales ou de sécurité
  • Catégorisation biométrique déduisant des données sensibles (opinions, orientation sexuelle…)
  • Constitution de bases de reconnaissance faciale par moissonnage non ciblé d’images
  • Évaluation du risque qu’une personne commette une infraction sur la seule base de son profilage
  • Génération de contenus intimes non consentis ou d’abus sexuels sur mineurs (ajout du règlement 2026/1744, au 2 décembre 2026)

Tous les acteurs

Ne pas mettre sur le marché, mettre en service ou utiliser ces systèmes. Les amendes les plus élevées du règlement s’y appliquent.

Synthèse indicative du règlement (UE) 2024/1689, modifié par le règlement (UE) 2026/1744. Les listes de cas ne sont pas exhaustives ; la qualification dépend de l’usage réel.Art. 5 · art. 99

Annexe III : 2 décembre 2027 · annexe I : 2 août 2028

Les cas qui relèvent de ce niveau
  • Recrutement, sélection, évaluation, promotion ou licenciement des salariés, répartition des tâches
  • Accès à l’éducation et évaluation des élèves ou étudiants
  • Évaluation de la solvabilité (scoring de crédit), tarification de l’assurance vie et santé
  • Accès aux prestations et services publics essentiels
  • Identification biométrique à distance, gestion d’infrastructures critiques
  • Composants de sécurité de produits déjà réglementés : dispositifs médicaux, machines, jouets, ascenseurs (annexe I)

Déployeur

Signaler les contenus hypertruqués ; informer les personnes exposées à certains systèmes (reconnaissance des émotions, catégorisation biométrique).

Utiliser selon la noticeArt. 26

Mesures techniques et organisationnelles pour respecter la notice d’utilisation du fournisseur.

Confier le contrôle humainArt. 26

Désigner des personnes compétentes, formées et disposant de l’autorité nécessaire.

Surveiller et conserver les journauxArt. 26

Surveiller le fonctionnement, signaler les incidents graves, conserver les journaux au moins six mois.

Informer salariés et personnes concernéesArt. 26 · art. 86

Informer les représentants du personnel et les salariés avant la mise en service au travail ; informer les personnes faisant l’objet d’une décision.

Analyser l’impactArt. 27 · RGPD art. 35

Analyse d’impact sur les droits fondamentaux pour les organismes publics et certains usages (crédit, assurance) ; analyse d’impact RGPD le cas échéant.

Fournisseur

Informer les personnes qu’elles interagissent avec un système d’IA ; marquer les contenus générés.

Gérer les risques et les donnéesArt. 9 · 10

Système de gestion des risques sur tout le cycle de vie ; qualité et gouvernance des données d’entraînement.

DocumenterArt. 11 à 13

Documentation technique, journalisation automatique, notice d’utilisation claire pour les déployeurs.

Garantir contrôle et robustesseArt. 14 · 15

Conception permettant le contrôle humain ; exactitude, robustesse et cybersécurité.

Prouver la conformitéArt. 17 · 43 · 47 à 49

Système de gestion de la qualité, évaluation de la conformité, déclaration UE, marquage CE, enregistrement.

Suivre après la mise sur le marchéArt. 72 · 73

Surveillance après commercialisation et signalement des incidents graves.

Synthèse indicative du règlement (UE) 2024/1689, modifié par le règlement (UE) 2026/1744. Les listes de cas ne sont pas exhaustives ; la qualification dépend de l’usage réel.Art. 6, annexes I et III · art. 16 à 27

Applicable depuis le 2 août 2026

Les cas qui relèvent de ce niveau
  • Agent conversationnel en contact avec des clients, candidats ou usagers
  • Images, sons ou vidéos générés ou modifiés par IA, dont les hypertrucages
  • Textes générés par IA et publiés pour informer le public
  • Systèmes de reconnaissance des émotions ou de catégorisation biométrique non interdits

Fournisseur

Informer les personnes qu’elles interagissent avec un système d’IA ; marquer les contenus générés.

Déployeur

Signaler les contenus hypertruqués ; informer les personnes exposées à certains systèmes (reconnaissance des émotions, catégorisation biométrique).

Synthèse indicative du règlement (UE) 2024/1689, modifié par le règlement (UE) 2026/1744. Les listes de cas ne sont pas exhaustives ; la qualification dépend de l’usage réel.Art. 50

Aucune obligation propre à ce niveau — voir les obligations applicables à toute entreprise

Les cas qui relèvent de ce niveau
  • Assistant de rédaction ou de traduction utilisé en interne
  • Filtre anti-spam, correcteur, moteur de recherche interne
  • Outil de recommandation ou d’aide sans effet sur une décision concernant des personnes

Tous les acteurs

Pas d’obligation spécifique au titre du risque ; la maîtrise de l’IA par les équipes (article 4) et les autres règles (RGPD, droit du travail, contrats) restent applicables.

Synthèse indicative du règlement (UE) 2024/1689, modifié par le règlement (UE) 2026/1744. Les listes de cas ne sont pas exhaustives ; la qualification dépend de l’usage réel.Art. 4

Sanctions prévues par l’article 99 : jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial pour les pratiques interdites, 15 millions ou 3 % pour les autres obligations. Calendrier détaillé, article par article — ressource à paraître.

Nos interventions

Audit, gouvernance et conformité IA

01

Audit et diagnostic AI Act

  • Inventaire des systèmes et des usages réels
  • Qualification : rôle tenu, niveau de risque, obligations applicables
  • Écarts constatés et priorités

Vous recevezUne cartographie des systèmes, une note de qualification par système et un plan d’action priorisé et daté.

02

Gouvernance, registre, charte et procédures

  • Encadrement des usages internes
  • Procédure d’arrivée d’un nouvel outil
  • Information et consultation des représentants du personnel

Vous recevezLe registre des systèmes d’IA, une charte d’usage opposable et la trame d’information du CSE.

03

Conformité des systèmes à haut risque

  • Gestion des risques et supervision humaine
  • Journalisation et information des personnes
  • Répartition des responsabilités avec les fournisseurs

Vous recevezLa documentation technique, les clauses IA pour vos contrats fournisseurs et clients, et le dossier de preuve associé.

04

Contrôle, incident ou contentieux

  • Réponse aux demandes d’une autorité ou d’un client
  • Reconstitution des faits et examen technique du système
  • Défense devant les juridictions civiles, prud’homales ou pénales

Vous recevezUne trame de réponse au contrôle ou à la réclamation, et la stratégie de défense correspondante.

05

Formation des équipes (article 4)

  • Usages de l’IA générative, vérification des résultats, protection des données et des secrets
  • Programme adapté aux métiers : direction, RH, juridique, commercial, équipes techniques
  • Traçabilité des sessions pour documenter la maîtrise de l’IA

Vous recevezLes supports de formation et les justificatifs de participation, qui permettent de documenter les mesures prises au titre de l’article 4. Voir la formation →

La plupart des missions commencent par l’audit. Le cabinet oriente ensuite vers la mission adaptée à la situation identifiée.

Dossiers traités

Deux interventions récentes

Éditeur de logiciel — 90 salariés

Une fonction de scoring vendue sans dossier de conformité

Missions 01 · 03

Situation
Une fonction de scoring intégrée à la plateforme, vendue à des clients grands comptes exigeant des garanties de conformité.
Difficulté
Rôle de fournisseur non assumé dans les contrats, aucune documentation technique, réponses divergentes selon les interlocuteurs commerciaux.
Intervention
Qualification du système, constitution de la documentation, réécriture des clauses IA et d’un argumentaire de conformité unique.
Résultat

Dossier opposable transmis aux clients ; les appels d’offres bloqués ont pu être réengagés.

Groupe industriel — direction des ressources humaines

Un outil de présélection de candidatures contesté

Missions 03 · 04

Situation
Outil de présélection de candidatures déployé par un prestataire, contesté par un candidat écarté.
Difficulté
Aucune trace des critères utilisés, absence de supervision humaine documentée, contrat prestataire muet sur la responsabilité.
Intervention
Examen technique du paramétrage, reconstitution de la chaîne de décision, réponse au candidat et renégociation du contrat.
Résultat

Procédure de recrutement redocumentée et supervision humaine rétablie avant tout contentieux.

Avant d’engager une mission

Les questions que posent les entreprises

Livre blanc — AI Act : qui doit faire quoi

Répartition des obligations entre fournisseur, déployeur et importateur. Sans formulaire ni inscription.

Télécharger le livre blanc

Les obligations les plus lourdes ne s’appliquent pas à cet usage. L’obligation de maîtrise de l’IA de l’article 4 s’applique en revanche dès maintenant, et l’usage d’un assistant générique soulève d’autres questions : confidentialité des informations saisies, secrets d’affaires, propriété des contenus produits, information des salariés. Ces sujets relèvent du RGPD, du droit du travail et du droit des contrats, et sont exigibles aujourd’hui.

L’audit établit ce que l’entreprise utilise, à quel titre et quelles obligations en découlent. La mise en conformité consiste ensuite à identifier les obligations applicables, mettre en place les mesures nécessaires, produire la documentation, traiter les risques résiduels et préparer un éventuel contrôle. Aucune intervention ne garantit une conformité absolue : elle organise la capacité de l’entreprise à en rendre compte.

La durée dépend du nombre de systèmes et du rôle tenu. Un inventaire et une qualification sur un périmètre restreint se traitent en quelques semaines. La constitution d’un dossier de conformité pour un système à haut risque commercialisé s’inscrit sur plusieurs mois. Le périmètre et le calendrier sont fixés dans la convention d’honoraires, avant toute analyse.

Non. L’examen technique est mobilisé lorsque la qualification en dépend : système développé ou adapté en interne, décision individuelle contestée, incident à reconstituer. Pour un encadrement d’usages d’outils achetés sur étagère, l’intervention juridique suffit le plus souvent. Ce point est tranché lors de la définition du périmètre.

Sujets liés :Données personnelles et RGPDContrats informatiquesContentieux informatique et commercialCybersécurité et NIS 2Formation IA en entreprise