Rançongiciel et blocage du système
Le système est chiffré ou paralysé, une rançon est réclamée.
Entrave au fonctionnement d’un système (art. 323-2 C. pén.) et extorsion (art. 312-1)
Dix domaines, trois familles
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Intrusion, rançongiciel, ancien salarié qui a gardé ses accès, données copiées, ou entreprise désignée par une adresse IP : ce qui se décide dans les premières heures détermine ce qui pourra être prouvé devant le juge. Le cabinet construit la plainte — ou la défense.
PME et ETI · Paris et toute la France
Avant d’agir
Leurs réponses déterminent ce qui pourra être prouvé et défendu devant la justice.
Les traces de connexion et les messages prouvent certaines choses, pas d’autres. Le cabinet distingue ce qui est établi de ce qui n’est qu’une supposition.
Un ancien salarié dont l’accès n’a pas été coupé n’est pas dans la même situation qu’un pirate extérieur. Le dossier se joue souvent sur ce point.
Une preuve mal recueillie peut être écartée. Il faut savoir quoi garder et comment le garder avant de remettre les systèmes en marche.
La stratégie, le calendrier et ce que l’on peut demander à la justice en dépendent.
Vous cherchez plutôt à prévenir une attaque ? Voir notre accompagnement en cybersécurité.
Pour les entreprises et les professionnels, l’indemnisation des pertes liées à une cyberattaque par l’assureur est subordonnée au dépôt d’une plainte dans les 72 heures suivant la connaissance de l’attaque (art. L. 12-10-1 du code des assurances).
Situations
La qualification retenue oriente l’enquête et ce qui peut être demandé à la justice. Elle se discute.
Le système est chiffré ou paralysé, une rançon est réclamée.
Entrave au fonctionnement d’un système (art. 323-2 C. pén.) et extorsion (art. 312-1)
Ses accès n’ont pas été coupés à son départ. Entrer était légitime ; rester ne l’est plus.
Maintien frauduleux dans un système (art. 323-1)
Des fichiers ont été copiés avant la fin du contrat. La voie pénale et la protection du secret des affaires ne suivent pas le même calendrier.
Extraction frauduleuse de données (art. 323-3) ; vol ou abus de confiance selon les cas
Des milliers de comptes utilisés en quelques heures. Toute la question est de savoir ce que le système permettait réellement.
Accès frauduleux (art. 323-1) ; extraction de données (art. 323-3)
Un ordre de paiement obtenu par une manœuvre, exécuté vers un compte tiers.
Escroquerie (art. 313-1)
Une adresse IP, un journal ou un témoignage désignent l’entreprise. La défense se construit sur les éléments techniques du dossier.
Les mêmes textes, discutés en défense
Un virement détourné relève aussi de la page fraude bancaire et escroquerie, pour les recours contre les banques.
Un dossier pénal se joue en mois, mais ce qui se décide le premier jour détermine ce qui pourra être établi à l’audience.
Deux positions · 1
En clair. La constitution de partie civile saisit un juge d’instruction de la plainte ; la citation directe saisit le tribunal sans enquête préalable. Le choix dépend de ce que le dossier permet déjà d’établir.
Deux positions · 2
En clair. Convocation par la police ou la gendarmerie : la personne entendue peut être assistée d’un avocat. Mieux vaut le prévoir avant l’audition qu’après.
Une cyberattaque est un incident informatique.
Jusqu’au moment où elle devient une affaire judiciaire.
Dossiers
Dossier 01 · Victime
Ancien salarié, accès administrateur
L’enjeu prouver que les demandes de paiement venaient de l’ancienne administratrice.
Dossier 02 · Victime, puis interrogée
Compromission de comptes et de données
L’enjeu l’entreprise victime se retrouve interrogée sur sa propre sécurité.
Dossier 03 · Mis en cause
Mise en cause fondée sur une adresse IP
L’enjeu une adresse IP identifie un abonnement à un instant donné, pas une personne.
L’équipe
Qualifier l’infraction et sécuriser les éléments techniques dès les premières heures suppose de traiter ensemble le droit pénal et la matière informatique.

Droit pénal du numérique

Contentieux informatique et pénal

Données personnelles et pénal

Analyse des journaux, accès et configurations
Questions directes
Il sécurise d'abord ce qui deviendra la preuve : quoi conserver, sous quelle forme, avec quelle traçabilité, avant que la remise en service n'efface les traces. Il détermine ensuite la qualification pénale, qui oriente l'enquête et les actes pouvant être demandés. Il devient enfin l'interlocuteur unique face au parquet, à l'assureur et au prestataire technique.
Le dépôt de plainte n'est pas obligatoire, mais il est souvent exigé par l'assureur et il conditionne l'ouverture d'une procédure pénale. Pour être indemnisée par son assurance cyber, l'entreprise doit porter plainte dans les 72 heures. Une plainte sommaire ne permet pas aux enquêteurs d'identifier les faits, les qualifications envisageables et les investigations utiles. L'enjeu n'est pas de déposer plainte, mais de déposer une plainte documentée.
Plusieurs qualifications peuvent être envisagées selon les circonstances : maintien frauduleux dans le système si les accès ont été conservés après le départ, extraction frauduleuse de données, vol ou abus de confiance. S'y ajoute le volet civil du secret des affaires. Le choix dépend de ce que les journaux permettent d'établir, ce qui suppose de les conserver avant toute réattribution du poste.
Une adresse IP identifie un abonnement à un instant donné, pas une personne ni une intention. Partage de connexion, relais, machine compromise, adresse usurpée : les hypothèses alternatives se discutent sur pièces. Le travail consiste à obtenir l'intégralité des éléments techniques, à vérifier leurs conditions de collecte et à confronter la chronologie retenue par l'enquête à celle des journaux.
La localisation d'un serveur ne fait pas obstacle à la compétence des juridictions françaises dès lors que les faits ou leurs effets se situent en France. L'entraide pénale internationale et les réquisitions adressées aux opérateurs et aux plateformes permettent d'atteindre des éléments hébergés hors du territoire. Les délais s'allongent, la voie ne se ferme pas.
Lorsque le contrat comporte une garantie de protection juridique, le libre choix de l'avocat s'impose à l'assureur (art. L. 127-3 du code des assurances). L'assureur peut proposer un intervenant, il ne peut pas l'imposer. La distinction est utile : le prestataire de réponse à incident travaille à restaurer le service, l'avocat à construire un dossier. Les deux objectifs sont légitimes et ne commandent pas les mêmes gestes dans les premières heures.
Sujets liés
Prévention, conformité et organisation de la réponse à incident.
Violation de données, notification et contrôle de l’autorité.
Mise en cause du prestataire, expertise et responsabilité.
Virement frauduleux et recours des particuliers contre les banques.
Prendre contact
Décrivez les faits et les éléments déjà disponibles. Le cabinet vous indiquera les informations nécessaires à l’examen de la plainte ou de la défense.